retour page d'accueil
 
 
   
   
 
   
 


SUSPENSES ORDINAIRES création 2002

Novembre… J’entre enfin dans une maison avec télévision, téléphone, lit… et des habitants.
Les objets ordinaires, selon comment on les touche, place et déplace peuvent nous conduire monotones ou nous mettre en tension.
Un film d’Hitchcock se regarde à distance ou à perdre haleine en courant du côté de l’imagination dynamique.
Il nous laisse en sommeil ou trouble l’espace d’images sans frein.
Je vois que la pièce est presque vide, mais en chaque coin veille l’événement sur le point d’exister.
Instants mêlés des fictions et des histoires vraies entre trois joueurs de vie, poids suspendu des superpositions, mystère du hors-champ.
Selon le choix de leurs yeux et de leurs oreilles les danseurs décident ou non d’infiltrer l’attente dans leurs actes.
Je sens qu’ils ont le droit de ne jamais savoir à l’avance ce qu’ils vont donner ou retenir. Le voisin les ennuie ou les interpelle. Ils ignorent s’ils vont tenir le coup sur la longueur, dans la vitesse, s’ils vont s’y retrouver dans la complexité des trajets.
Ils sont ébranlables, menacent la danse et restent à l’affût des signes.
De quels suspenses, votre vie est-elle faite ?
Vous pouvez compter les heures jusqu’à la retraite ou vous emballer pour une goutte d’eau, un fruit qui tombe, une main qui se tend.
Qu’est ce qui vous coupe le souffle ?
Qu’est ce qui vous fait respirer ?

Christiane Blaise, novembre 2002





Distribution
Dossier de presse